Celui qui aime mes petites culottes

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Crédit Photo: Frank Horvat

La première fois où il m’a embrassé c’était dans l’escalier sous le regard de César.

La première fois où il m’a baisé, c’est quand il m’a partagé.

Depuis, tout le monde pense qu’il me baise. Ce n’est pas vrai et personne ne nous croit.

Jeudi dernier, fête un peu folle chez eux, beaucoup de whisky et beaucoup d’exta arrivées en sachet de la capitale.

20 en totale, de toutes les couleurs, du bonheur et une longue nuit en perspective.

Mon capitaine, César et d’autres ont tous rendu les armes et l’âme vers les 6h du matin.

R. In the Sky, le Colocataire et moi, derniers survivants aux pupilles sur-dilatées et aux conversations hachées et euphoriques… La dose était forte et le Colocataire tenait fermement ma main, il n’est pas un habitué des paradis artificiels et je l’accompagne dans son voyage.

Il ne me lâche pas et lorsque je tombe enfin vers les 11H du matin, il m’accompagne dans sa chambre et là, en petite cuillère, habillés, nous sombrons vers cet étrange sommeil qui suit toujours les excès. Vers 16H, la fête continue en bas sur les canapés rouges, R. In the Sky, à son habitude, s’envoie des doses qui mettraient n’importe lequel d’entre nous dans un état proche de la folie.

La fête du vendredi soir finira par mourir vers les 5h du matin vers d’autre lieux de perditions. Moi, je resterais avec le Colocataire à regarder des films… on se tient par la main, on s’embrasse, il me caresse les cheveux, le ventre, les joues…

Sur le ventre, en petite culotte, j’ai continué à regarder la télé, baignant dans la lumière artificielle comme dans un cocon. Il s’est endormi, la tête au ceux de mes reins, en laissant sa main dans ma culotte, posée sur ma fesse. Parfois, il était secoué de soubresauts et sa main se contractait et saisissait ma fesse.

Ce mouvement étrange m’a longtemps fait sourire.

Quelques jours plus tard, il m’attirait de nouveau chez lui. Il a caché son visage sur mon ventre, ses mains jouant avec l’élastique de ma culotte et en embrassant mes seins, il me confesse:

j’aimerai tellement te faire l’amour

Il y avait toute la mélancolie du monde dans sa voix.

La tristesse, la fatigue, les soucis, son récent divorce, les somnifères avaient vaincu sa virilité. Mais, il me voulait dormir avec moi,

Ta présence est plus importante que le sexe

Il m’a enveloppé de tendresse et avant que les somnifères fassent effets, il m’a susurré à l’oreille qu’il adorait mes petites culottes… des petites culottes, toujours en coton et presque toujours blanches…

Depuis, tout le monde pense qu’il me baise. Ce n’est pas vrai et personne ne nous croit.

~ par Sarita le novembre 28, 2008.

2 réponses to “Celui qui aime mes petites culottes”

  1. Trés trés content que tu puisses arracher un peu de la tendresse qui te manque si fort dans tes errances, pour une fois qu’il y en a une qui finit dans du coton! :-)

  2. Il aurait bien tort de ne pas les aimer.

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