Alice au pays des hommes

•décembre 23, 2008 • 3 commentaires

Je n’ai jamais eu autant l’impression d’être de l’autre coté du miroir. J’ai suivi un lapin blanc et j’ai découvert un monde que j’imaginais si peu.

J’ai découvert la passion et les larmes de ces hommes. J’ai côtoyé leur peines de cœurs et leurs souffrances, leur doutes et leur amour.
Par mon caractère même et mes défauts, on m’a souvent reproché de ressembler un peu trop aux hommes. Je me sens souvent plus proche d’eux. En fait je les aime profondément et d’être leur amie me permet d’être la femme qui reste… celle qui est là malgré la valse des relations.

Vu la propre valse des hommes de ma vie, c’est le seul moyen et le plus agréable que j’ai trouvé pour être près d’eux et ne pas les perdre.

Ici, je suis la seule fille du groupe à être de toutes les soirées, tenant l’ivresse et la fête mieux que certain. Mais en même temps, je suis la confidente de leur coup de cœur, parfois une mère qui les embrasse sur le front quand ils sont fiévreux, une amante quand le désir nous enflamme, un pote de beuverie, une fifille capricieuse qui les fait rire quand elle veut sa bière, une maîtresse qui les gronde quand ils font n’importe quoi…

Et eux ils me protègent, me baisent, me font l’amour, se moquent de moi et prennent des fotos et rigolent de nos excès commun. D’ailleurs ils m’appellent par mon nom de famille, ce qui est quelque chose de typiquement masculin mais je suis leur petite protégée, leur consentidora…

Ils connaissent tous mes vices et mes drogues, ma fidélité toute relative, je connais leur secret et leur infidélité. Et pourtant je n’ai jamais autant compris leurs solitudes et leur incompréhension. Quand mon parrain de tatouage tombe dans mes bras en larmes, pleurant sur son divorce, sur sa fille de 4 mois, quand le Colocataire m’appelle a 5h du matin juste pour me parler de sa solitude, quand César m’exprime ses doutes et ses peurs, quand mon Capitaine parle de sa belle allemande avant de ramener une de ses maitresse chez lui…

Je suis là pour leurs blagues de caserne et leur excès, témoins leur lâcheté et leurs valeur, mais j’ai surtout découvert une vraie pudeur, des hommes profondément amoureux et passionnés, des hommes blessés au combat…

J’ai découvert des femmes fortes et castratrices, des femmes violentes et manipulatrices. Des lionnes colériques et impitoyables.

Je nous ai découvert…

J’ai découvert le véritable prix de notre exigence envers les hommes…

Alice by Sigu via le site deessedechue.unblog.fr

Alice by Sigu via le site deessedechue.unblog.fr

Je suis définitivement passé de l’autre coté du miroir, on m’a laissé entrevoir un véritablement monde que mon éducation féministe et matriarcale m’avait fermé.

Mais comme toute porte d’un monde parallèle, elle ne peut rester ouverte indéfiniment et, à un moment, je me réveillerai, Alice, au creux de son arbre.


Mais alors je serais toujours Lewis Caroll qui écrivait pour retrouver ce monde fermé à jamais.

Unlike 4 me and like 4 U

•décembre 21, 2008 • Laisser un commentaire

Voila deux jours que je suis stocktchée dans la maison du Capitaine, j’aurais séchée ma derniere semaine de travail, je n’aurais meme pas dit aurevoir…

Ce clavier qwerty m’agace…

J’ai baisé un francais, de passage, un ami de la Vinking, cette hollandaise immense qui a vaincu le Capitaine,  cette rubia lui mettant deux tetes qui l’a mené a son lit et en a fait son petit singe, comme elle dit.

Quelques jours de vacances, de vin, de fetes, de jouissance païenne et impertinente.

Le francais est jeune, bien jeune pour moi et quand au bout de trois jours il me saute enfin dessus, je sens dans le tremblement de sa voix et dans la fébrilité de ses questions, sinon l’inexpérience, du moins la jeunesse.Mais il a été le premier a déposer un baiser sur mon tatouage, encore un signe.

Le tatouge a été le début et la fin

Quelle étrange sensation de baiser dans sa langue…

Quelle étrange sensation de baiser un compatriote…

Définitivement l’art de l’amour est bien spécifique a chaque culture… Cela m’amuse de voir a quel point je l’avais oublié.

Pour le coup, j’avoue que cela relance mon intéret pour la france, peut etre que ce retour ne sera pas si mauvais.

Rien ne vaut un bon weekend de pur joints avec de bons films pour etre positive. Meme la culpabilité me laisse en paix, meme lorsque les petites amies de mes amants m’ajoutent comme amies sur mon facebook.

Ce n’est que mon facebook…

Ce n’est pas comme si elles étaient mes amies… Je le sais qu’elles me gardent pres d’elles pour mieux me surveiller.

Cela me va tres bien. Je ne les vois pas souvent et je ment tres bien.

Je passerai Noël avec mon capitaine et quelques autres, c’est la seule chose importante.

Le tatouage a été le debut et la fin

J’ai envie de mordre, de vetements arrachés

J’ai envie d’autres tatouges

J’ai envie de bruits et de fureurs

Une derniere taf…

Je ne veux

Je ne peux écrire…